Chine/Afrique; bienveillance ou manipulation?

Chine/Afrique; bienveillance ou manipulation?

Depuis 1996, prés de la moitié des pays africains ont été sujets à des visites diplomatiques  de dirigeants chinois. Mais que peut expliquer un tel engouement de la République Populaire de Chine pour l’Afrique

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L’Afrique a toujours été convoitée des grandes puissances de par son intérêt stratégique. Il est un continent riche de ressources/matières brutes, avec un potentiel économique incroyable. Ce qui a d’ailleurs été démontré par plusieurs pays africains affichant des taux de croissance insolents.

 

Souvent « dépendante » des investissements étrangers(surtout occidentaux), l’Afrique a su jouer de ses richesses pour ‘attirer’ une nouvelle clientèle; les pays émergeants, avec la Chine en particulier qui est désormais le 3eme partenaire du continent après les Etats-Unis et l’Union Européenne. L’histoire RPC-Afrique commença en 1996 lorsque le président chinois proposa à Addis-Abeba de créer un forum sur la coopération sino-africaine ( FOCA ) ou elle s’engagera à créer un fond de 60 milliards de dollars

 

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Sommet du FOCA

 

 

La Chine contrairement aux pays occidentaux a beaucoup plus d’avantages. C’est un pays qui se montre beaucoup moins paternaliste envers ses partenaires, les investissements se font sans compter ,surtout dans les domaines de la sécurité, de la modernisation et de l’approvisionnement énergétique. Les produits chinois sont peu chers, tout comme une main d’oeuvre prête a traverser les continents (qui malheureusement entre en conflit avec les mains d’œuvre nationales sur le marché du travail)

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A peine 10 % de l’ensemble des exportations africaines sont destinées à la RPC : 70 % (des 10%)  pour le pétrole et 15 % pour les ressources minières, qui contribuent à un commerce déficitaire où les exportations chinoises ne représentent que 4 %  de son total , principalement de produits manufacturés : textile, chaussures, appareils électroniques, équipements de télécommunication et, loin derrière, voitures…

4%, laissant l’Afrique loin derrière les 43% et 20% des échanges commerciaux qu’a la Chine avec L’Asie Orientale et les Etats-Unis.(Même si tout n’est qu’une question de niveau)

 

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Source: le Dessous Des Cartes

 

 

 

Y’a t-il donc une stratégie chinoise autre qu’économique sur le « continent noir » ?

 

S’il l’on veut comprendre les intérêts de Pékin, il faut aussi se pencher sur les facteurs diplomatiques.

 

La Chine est souvent présentée comme colonisatrice par les occidentaux et certains africains eux-même, mais ça n’est guère ainsi que la qualifient les intéressés

«la Chine est aujourd’hui le  premier fournisseur de l’Afrique et sera bientôt le premier bailleur d’aide publique […] Cela n’a aucun sens de dire que la Chine recolonise l’Afrique. […] Il est spécialement déplacé que ce soient des étrangers à l’Afrique qui disent que la Chine recolonise l’Afrique. C’est gênant … »

 

indique Lionel Zinsou, co-président de la Fondation AfricaFrance, lors d’une interview accordée à « La Tribune »*

Pour la Chine, être présent en Afrique c’est limiter l’influence Américaine qui  utiliserait l’anti-terrorisme pour s’avancer dans la course aux hydrocarbures.Tout comme contrer l’influence du Japon qui lui même veut contrer l’influence de la Chine en Afrique en  implantant tout deux leurs premières bases militaires à Djibouti. foucher-67_1436448900

Pour le Japon: « la  Chine investit beaucoup d’argent dans de nouvelles infrastructures et dans l’accroissement de sa présence militaire à Djibouti. De fait, il devient indispensable que le Japon fasse de même et gagne de l’influence ».   Le pays nippon cherche le soutient des pays africains pour appuyer sa candidature comme membre permanent au Conseil de Sécurité de l’ONU et pour appuyer sa vision sur la question des zones économiques exclusives l’opposant a la RPC.

La présence de la Chine en Afrique est aussi un moyen d’achever l’isolement diplomatique de Taïwan, une stratégie complexe mise en place depuis des décennies. Dès les débuts de la décolonisation, Pékin à investi dans plusieurs états africains afin de s’assurer les votes favorable de 26 états à son adhésion à l’ONU en 1971.

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Extrait de l’ouvrage de Valérie Niquet « La stratégie Africaine de la Chine« 

 

article à finir

 

 

 

 

Le Commencement

Mes salutations à toi, lecteur du moment.
Laisse moi d’abord t’expliquer le début de mon aventure…
Jeune garçon aux origines singulières dans une France aux allures cosmopolites, je me suis toujours senti en parti étranger de cette société. Pourquoi? Dure dure comme question…
Si tu veux savoir, je m’appelle Djibril, j’ai 17 ans, musulman sunnite sans hobby particulier si ce n’est apprendre quelques bricoles sur l’Histoire du monde. Je suis d’origine djiboutienne, mais sur le plan ethnique c’est une autre histoire car, ne l’oublions pas, les pays africains (et même asiatiques d’ailleurs) ne sont qu’héritages d’une colonisation barbare et brutale…
 Comme tu ne sais surement pas ce qu’est Djibouti, je vais te présenter ce pays en quelques lignes;
Djibouti est un petit pays d’Afrique de l’Est. Ayant pour voisin l’Ethiopie, la Somalie, l’Erythrée et le Yémen de l’autre coté de la Mer Rouge , il est le seul pays de la région à jouir d’une situation de paix stable. Ses habitants y sont majoritairement Somalis et Afars, avec une grosse minorité arabe omanaise-yéménite.

Trois de mes grands-parents sont somalis, le quatrième  yéménite, mais je me considère somali ( nasab oblige) Enfin, depuis peu… Etre somali, en France? Je n’y pensais même pas, je me disais seulement djiboutien. Vraiment, je n’avais pas le courage de devenir le dindon du collège en me faisant « insulter » de pirate, ou encore pire, d’entendre des blagues sur la pauvreté meurtrière dont fait face une grande partie de mon peuple.

Sur le plan social ça n’a pas eu très grande importance, mais il est faux de dire que ça n’a eu aucun effet.
Physiologiquement je n’entre dans aucunes des stéréotypies urbaines: celle du noir au grosse lèvres, gros nez et j’en passe…
Non, je suis grand, lèvres moyennes, nez moyen, yeux en amande, cheveux bouclés/ondulés, teint foncé:
En bref, je n’étais pas un ‘noir’ comme les autres, on me voyait plutôt comme un hybride « pakpak-africain », « pas un vrai noir » un ou « un arabe cramé » (noté que ces remarques ne venaient que de personnes de couleur), mais je n’y voyais, ni ne vois, rien de dramatique en ça.
Ces rejets pluriels ont surement étaient l’amorce d’une pseudo  « crise-identitaire » , correspondant aux prémices de ma puberté encore inachevée en ce 27 décembre 2016.
J’étais curieux, très curieux. Je sortais moins pour pouvoir lire des extraits de livres portant sur l’ethnologie africaines, je lisais des tonnes d’articles clamant avoir la vérité sur les origines de tel ou tel peuple, je cherchais, trifouillais, retournais, dévorais le web à la recherche de mon histoire passée.
Bonne époque (c’est surement ça qui m’a permis de ne pas finir comme les 3/4 de mes amis: des délinquants)
Toute cette excitation autour de me origines a crée en moi une sorte de fascination pour mon peuple, une fierté complète, que j’avais envie de trouver et que, AlHamdulillah, j’ai trouvé.
J’ai passé beaucoup de temps à t’écrire, pour un premier post, j’espère que tu m’en pardonnes mon manque de plan, ma mauvaise concordance des temps et mes fautes assez fréquentes.
As-Salam 3aleik.